Qu’est-ce qu’un permis précaire ?

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Qu’est-ce qu’un permis précaire ?

Lorsque vous avez des projets de construction — même si cela ne concerne que vos biens — vous devez suivre certaines procédures. Avant tous travaux, il est, par exemple, impératif de faire une demande d’autorisation d’urbanisme. Cela s’effectue auprès de votre commune et permet, par la même occasion, d’informer les organismes publics concernés. Leur avis expert sur le sujet aidera à déterminer si cela respecte les exigences du plan d’urbanisme local.

Il arrive cependant que certaines constructions obtiennent une autorisation sans pour autant répondre aux textes de loi en vigueur. C’est dans cette idée de dérogation que ledit permis précaire entre en jeu. Voici tout ce que vous devez connaitre sur cette autorisation.

Le permis précaire qu’est-ce que c’est ?

Le permis précaire est — comme son nom l’indique — une autorisation temporaire. Son application est régie par les articles L. 433-1 et suivant du Code de l’urbanisme. C’est donc un permis temporaire à durée déterminée. Ainsi, l’existence du bâti qui suivra la délivrance de cette autorisation est limitée. Une fois la date butoir arrivée, la construction doit être démolie. Le constructeur est alors tenu de remettre en l’état le terrain à l’échéance du permis précaire.

De manière générale, cette durée est variable et dépend essentiellement de la nature de l’ouvrage qui est censé être construit. Le caractère exceptionnel permet de soustraire certains bâtiments aux exigences de la réglementation de l’urbanisme. Cependant, son appréciation est faite au cas par cas. Il ne faut toutefois jamais oublier que ce sont des constructions provisoires. Malgré tout, dans certaines situations, la durée peut être très longue. C’est le cas, par exemple, d’une déchetterie intercommunale. Souhaitant assurer l’amortissement de la construction, le juge peut autoriser une durée de plus de 10 ans. En effet, cela permet de profiter des garanties décennales et offrir l’occasion à l’exploitant d’atteindre ses objectifs. En d’autres termes, cela lui laisse le temps d’éliminer efficacement les déchets.

Si toutefois il n’y a aucune raison valable de faire perdurer les constructions, il faut respecter le délai. Quand cela dépasse le temps imparti, ceux-ci sont « irrégulièrement implantés » et peuvent faire l’objet d’une sanction.

Dans quelle condition peut-il être donné ?

Il est évident que c’est au juge d’apprécier si un permis précaire peut être donné ou non. C’est une autorisation régie par un régime souple. Cependant, l’érection temporaire doit impérativement être justifiée par une « nécessité caractérisée ». Cela ne s’accorde donc pas que si derrière, il y a de réels motifs économiques, sociaux, culturels ou d’aménagement. Retenez aussi qu’il n’est légal que si et seulement si la construction peut être démolie à l’expiration du permis. Le bénéficiaire ou ayant droit est tenu de remettre en l’état à la date déterminée comme dit plus haut. Il devra le faire sans exiger une quelconque indemnisation. Cela se maintient même s’il y a une augmentation de la valeur dudit bâti.

Malgré le caractère exceptionnel, la constitution d’un dossier de demande de permis précaire est soumise à quelques conditions. Ainsi les démarches sont identiques au dépôt de dossier pour un permis de construire classique. Si l’autorisation est donnée, le service instructeur doit donner des précisions claires. D’un côté, il faut qu’il explique à quelles règles d’urbanisme précises l’ouvrage déroge. Et de l’autre, qu’il détermine pour quelles raisons cette dérogation est autorisée. Sans cela, le permis n’a pas de valeur.

Dans la liste des constructions pouvant obtenir un permis précaire, vous avez les cabanes de moins de 20 m2 en surface sur un terrain nu, par exemple. Bien évidemment, ce dernier n’est là que sur une durée impartie. De même pour le cas de préfabriqués pour les chantiers. Dès lors que la « nécessité caractérisée » fait défaut, aucune autorisation ne peut être donnée.

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